Assistance aux partenaires fédéraux et aux partenaires du domaine du renseignement

En tant qu’organisme national de cryptologie du Canada, le CST possède des capacités et un savoir-faire uniques. Comme son savoir faire peut aider d’autres organismes du gouvernement du Canada à veiller à la sécurité des Canadiens, le CST est autorisé à fournir une assistance technique et opérationnelle aux organismes fédéraux chargés de l’application de la loi et de la sécurité, notamment la Gendarmerie royale du Canada (GRC), le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), l’ Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), les Forces armées canadiennes (FAC) et le ministère de la Défense nationale (MDN).

Le CST peut prêter assistance de diverses manières, notamment en interceptant et en traitant des communications, en fournissant un soutien linguistique, en concevant des solutions techniques ou en menant des opérations. En vertu de la Loi sur le CST, le CST est maintenant autorisé à offrir de l’assistance au MDN et aux FAC en menant des cyberopérations visant à réaliser des objectifs militaires et à protéger nos forces. Par exemple, les FAC peuvent tirer parti des techniques avancées du CST pour perturber la capacité de leurs adversaires de communiquer entre eux.

L’assistance du CST repose sur les connaissances, le savoir-faire et les technologies associés aux volets de son mandat touchant la cybersécurité, le renseignement étranger et les cyberopérations étrangères. Grâce à cette assistance, des organismes de sécurité et d’application de la loi ont été en mesure de mieux exercer leur mandat tout en évitant de reproduire inutilement des capacités coûteuses et durement acquises.

Il importe de souligner que le CST peut seulement fournir son assistance sur demande. Dans un tel cas, le CST exerce ses activités en vertu de l’autorisation juridique accordée à l’organisme demandeur et il est tenu de se conformer aux restrictions ou aux conditions que doit respecter cet organisme. Ainsi, dans le cadre de son mandat d’assistance, le CST peut cibler un Canadien ou une personne se trouvant au Canada, mais il le fait alors en vertu de l’autorisation juridique accordée, par exemple en vertu d’un mandat délivré par un tribunal, à l’organisme qui a demandé son assistance.

Les activités liées au mandat d’assistance du CST sont assujetties à l’examen de l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement et du Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement.