Tribune libre : article publié le 31 juillet 2014 dans le Globe and Mail

Permettez-moi de préciser que l’article publié le 31 juillet dans le Globe and Mail dresse un portrait inexact de la façon dont notre organisme protège les systèmes et les réseaux du gouvernement du Canada. En outre, l’article passe sous silence les mesures que le Centre de la sécurité des communications (CST) a mises en place pour protéger la vie privée des Canadiens. Du reste, il omet également d’indiquer que toutes nos activités sont l’objet de vérifications menées par le commissaire indépendant du CST, qui a pour mission de vérifier si notre organisme obéit aux lois et respecte la vie privée des Canadiens.

Comme en font état les dernières nouvelles concernant la cyberintrusion que des auteurs parrainés par le gouvernement chinois ont dirigée contre les réseaux du Conseil national de recherches du Canada, notre pays n’est pas entièrement à l’épreuve des attaques perpétrées par les pirates informatiques, les criminels ou les auteurs de cybermenaces parrainés par des États étrangers. Jour et nuit, ces derniers sondent les réseaux du gouvernement du Canada dans l’espoir de déceler des failles qui leur permettraient d’infiltrer les systèmes et de subtiliser de précieux renseignements. L’une des missions du CST consiste d’ailleurs à surveiller les réseaux du gouvernement du Canada dans le but de contrer toute activité malveillante. Aussitôt que nos systèmes détectent des courriels ou d’autres véhicules de communication comportant du code malveillant, nous nous empressions de les bloquer, de les isoler et de les analyser. Forts de l’information recueillie, nous collaborons étroitement avec les ministères concernés afin d’enrayer les menaces en question.

Dans le cadre de toutes nos activités, nous appliquons des mesures strictes visant à protéger la vie privée des Canadiens. Tout d’abord, nous n’utilisons, analysons et conservons les communications que si elles contiennent des maliciels ou d’autres types de codes malveillants pouvant poser un risque pour la sécurité des réseaux ou mener au vol d’importants renseignements canadiens. De plus, les renseignements personnels qui n’ont rien à voir avec les mesures de protection des réseaux du gouvernement ne sont pas conservés. Pour le reste, est-il nécessaire de rappeler que les activités du CST sont scrutées par le commissaire indépendant du CST et que celui-ci a invariablement conclu que les activités de notre organisme respectaient intégralement les lois applicables.

John Forster, chef du CST